rencontres littéraires


Lieu: Maison de Rousseau & de la Littérature
Grand-Rue 40, 1204 Genève
Entrée: 10.- / 8.-
Verrée offerte à l’issue de la rencontre
Réservations conseillées: reservation@m-r-l.ch ou au 022 310 10 28

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21.07.2016 à 20h

"Jean-Jacques Rousseau, misanthrope?"
Discussion entre José Lillo et Mathieu Menghini autour du Misanthrope de Molière.

Le misanthrope ou l'atrabilaire amoureux est une comédie de Molière jouée pour la première fois en 1666 à Paris. Molière y livre une analyse sans états d’âme des enchevêtrements amoureux, des attendus et impondérables de la vie en société, des rapports entre soi et les autres. Les thématiques abordées sont intemporelles et universelles: accepter les imperfections et les codes de conduite de la société, ou manifester ses exigences d’authenticité en refusant les compromis, quitte à se retrouver seul? 

Rousseau avait vivement critiqué cette pièce, pensant que Molière voulait mettre à mal les principes de sincérité et d’intégrité. Pour débattre de cette opposition toujours actuelle, la MRL invite Mathieu Menghini, spécialiste de Rousseau, et José Lillo, dont la mise en scène du Misanthrope sera jouée au Théâtre de l'Orangerie du 26 juillet au 6 août 2016.

Presse:

12.07.2016 - Tribune de Genève - Igor Métrailler
Théâtre: Rousseau accueille Molière

20.07.2016 - Le Courrier
José Lillo et Mathieu Menghini débattent sur Rousseau

 

19.09.2016 à 20h

"Qui n'aime pas Bérénice?"
Rencontre entre Nathalie Azoulai, auteur de "Titus n'aimait pas Bérénice", et Didier Nkebereza, qui met en scène le "Bérénice" de Racine 


 

 

En 1670, Racine présente la première de Bérénice, tragédie en cinq actes racontant les amours finissantes de Titus, devenu empereur, et Bérénice, reine de Palestine qu’il n’est pas imaginable qu’un empereur romain puisse épouser. Titus est donc contraint de renoncer à son amour, de faire passer les exigences du sénat avant ses propres sentiments, et de quitter Bérénice. A la même époque, Corneille, rival et aîné de Racine, monte une pièce sur le même sujet en mettant l’accent sur les faits historiques, mais c’est le Bérénice de Racine qui s’imposera, remportant un succès fulgurant.

Pour évoquer les héritages de cette tragédie, la MRL invite Didier Nkebereza, qui, après Iphigénie en 2014 et Horace en 2015, continue son exploration des classiques en mettant en scène Bérénice de Racine au Théâtre de l’Orangerie du 13 au 29 septembre 2016. A ses côtés, la romancière Nathalie Azoulai, lauréate du prix Médicis pour Titus n’aimait pas Bérénice (éditions P.O.L, 2015), présentera la démarche romanesque qui a présidé à l’écriture de ce livre:

«Quand on parle d’amour en France, Racine arrive toujours dans la conversation, à un moment ou à un autre, surtout quand il est question de chagrin, d’abandon. […] Nathalie Azoulai a eu envie d’aller y voir de plus près. Elle a imaginé un chagrin d’amour contemporain, Titus et Bérénice aujourd’hui, avec une Bérénice quittée, abandonnée, qui cherche à adoucir sa peine en remontant à la source, la Bérénice de Racine, et au-delà, Racine lui-même, sa vie, ses contradictions, sa langue.»

(Présentation de Titus n’aimait pas Bérénice par l’éditeur)